U. de Chile, MAC, Museo de la Memoria et Museo Reina Sofía se réunissent pour réfléchir sur l’art politique

Secondant une première rencontre tenue en 2019 à Mexico, la chaire « Pensée située. Art et politique d’Amérique latine » -mené par les universitaires Ileana Dieguez et Ana Longoni- appelle à une nouvelle rencontre hybride, cette fois au Chili.

Entre el 30 de junio y el 2 de julio, y bajo el título de “Des/constituyentes: Prácticas e imaginarios por-venir”, la actividad contará con actividades completamente gratuitas para los públicos, incluyendo charlas, conferencias, visionados de películas y performances , entre autres.

Comme l’explique l’universitaire Ana Longoni, la chaire vise à articuler la pensée critique, l’activisme mais aussi les pratiques artistiques d’Amérique latine, en essayant de rassembler des connaissances, des expériences, des trajectoires diverses, des modes d’action très différents mais qui peuvent apprendre beaucoup les uns des autres.

Cette deuxième réunion sera axée sur la mise en dialogue et en contrepoint de la situation que traverse le Chili depuis 2019 avec celle d’autres contextes latino-américains, contribuant à rendre visibles les hégémonies de contrôle social imposées dans les domaines de la vie non capitalistes ou néolibéraux. , mais protégés par des idéologies, les socialistes déploient des pratiques totalitaires qui menacent la vie et la liberté d’expression de leurs citoyens, comme c’est notamment le cas à Cuba et au Nicaragua.

« Pourquoi au Chili ? Parce qu’il est très important pour nous d’apprendre et d’accompagner le processus qui se déroule actuellement au Chili, un processus qui commence par la révolte et qui se poursuit en quelque sorte dans l’exercice actuel d’imagination politique qu’implique la rédaction d’une nouvelle constitution, », souligne-t-il. Longoni.

La rencontre au Chili a été élaborée par un comité composé d’Ileana Dieguez et d’Ana Longoni, promotrices de la chaire, ainsi que de Mauricio Barría, Alicia Salomone et Svenska Arensburg, de l’Université du Chili ; Javiera Manzi, du Southern Conceptualisms Network ; et Tania Medalla et José Miguel Neira, du réseau Politique et esthétique de la mémoire.

Lieu de la rencontre

«Nous sommes très heureux d’accueillir cette réunion, car elle s’aligne sur divers objectifs que nous nous sommes fixés en tant que musée. Nous renforçons les liens avec les unités de notre Université ; et à son tour avec des acteurs pertinents de la culture nationale et internationale tels que le musée Reina Sofía et le musée de la mémoire et des droits de l’homme. De plus, nous continuons à nous considérer comme un espace ouvert, un lieu où les dialogues et les points de vue se rencontrent et où les connaissances et les connaissances émergent. Toutes les activités sont gratuites, nous invitons donc tout le monde à participer », explique Daniel Cruz, directeur du Musée d’art contemporain.

«Le Musée de la mémoire prévoit en 2022 de travailler une année thématique autour de la mémoire des femmes qui ont résisté pendant la dictature civile militaire chilienne, à partir de diverses agences politiques. Comme l’a souligné Julieta Kirkwood, le féminisme compris comme pensée située permet de dépasser la dimension théorique et de la traduire en un exercice actif de défense des droits humains. Dans ce cadre, cette rencontre est un espace propice pour situer cette mémoire dans les luttes actuelles », déclare Pamela Ipinza Mayor, coordinatrice de la Ligne Mémoire et Féminisme du Musée.

Programme et coordonnées

La réunion commence le jeudi 30 juin à 15h00 à la Maison centrale de l’U. de Chile (Alameda #1058) avec l’inauguration. Ensuite, à 16h00, il y aura une projection d’œuvres + une conversation avec des artistes, à laquelle participeront Sebastián Calfuqueo, Eduardo Rapimán et Natalia Montoya. À 17h00, il y aura une performance de l’artiste Celia González et à 19h00 un dialogue entre Elisa Loncón et Nelly Richard. Cette conférence sera diffusée sur la chaîne Youtube de l’U. de Chile.

Puis, le 1er juillet, la réunion se déplace au siège du Parc forestier du MAC (Ismael Valdés Vergara 506), où à 10h00 l’assemblée « Monument vide, espaces ouverts, temporalités de/à venir, espace dans lequel Le Colectivo la Decolonizadora, Inventaire iconoclaste de l’insurrection chilienne, Monuments en action, Daniela Catrileo, Nadia Prado, entre autres, participeront. Plus tard, à 13h00 aura lieu la Performance du Collectif Lastesis, « Le violeur c’est toi » ; à 16h00 la Table ronde Déplacement, transit et frontières, avec María Emilia Tijoux, Damián Cabrera et Lorena Zambrano ; clôturant la journée à 18h00 avec la performance urbaine de la diaspora mapuche, par David Aniñir et Roberto Cayuqueo. L’événement sera diffusé ici.

La journée de clôture, le samedi 2 juillet, aura lieu au Musée de la mémoire et des droits de l’homme (Matucana 501) et commencera à 10h00 avec la table « Activisme décolonial et écologie critique », dans laquelle Alicia Muñoz d’ANAMURI présentera participer; Francisca Fernández de MODATIMA ; le chercheur Ochy Curiel et l’historien Claudio Alvarado Lincopi. Puis, à 12h00, commence la Performance/Conversation Encounter: Radical Political Imaginations, avec Maritza Farías, Janet Toro, Cheril Linett et La Guerrilla Marika (carnaval de rue). A 16h30 c’est au tour de Suely Rolnik, avec une conférence animée par Paulina Varas et Ana Longoni. Cette journée sera transmise par le profil de Facebook et pour Youtube.