Maire de Renaico sur le dialogue avec le gouvernement: « Je suis disponible pour la médiation, tant qu’il s’agit d’un dialogue responsable »

Le maire de Renaico, Juan Carlos Reinao, a fait référence, en sa qualité de chef de la communauté et de président de l’Association des municipalités avec des maires mapuche (AMCAM), aux réunions qu’il a tenues avec le gouvernement du président Gabriel Boric dans le but de résoudre les actes de violence dans la région.

Le médecin, qui en 2013 a reconnu être membre du coordinateur Arauco Malleco (CAM) à l’époque, Il a assuré que, bien qu’il ne représente pas la majorité des Mapuche, tant qu’il s’agit d’un « dialogue sérieux et de haut niveau », il serait disposé à servir de médiateur entre le gouvernement et des groupes tels que le CAM. « Je suis disponible pour servir de médiateur, tant qu’il s’agit d’un dialogue responsable », a-t-il déclaré.

Le maire a tenu des réunions à La Moneda dans les semaines précédant la visite présidentielle à La Araucanía. Proches du maire, ils assurent qu’il était au Palais mercredi 9 novembre, où il aurait rencontré la ministre de l’Intérieur, Carolina Tohá (PPD), et le sous-secrétaire du même ministère, Manuel Monsalve (PS). La rencontre s’ajoute à une autre qu’il a eue avec le propriétaire ce mois-ci, plus précisément la mercredi 2 novembre, ce qui a été confirmé par des sources du ministère de l’Intérieur. La raison de ses rencontres avec les secrétaires d’État est pour l’instant tenue secrète.

De plus, le jeudi 10 novembre, premier jour de la tournée du président Gabriel Boric à La Araucanía, il a assisté à la réunion des maires de Malleco avec le président, où la ministre de l’intérieur, Carolina Tohá (PPD), du général Secrétaire de la Présidence, Ana Lya Uriarte (PS) et des Travaux Publics, Juan Carlos García (PL).

« Utiliser ou non cette phrase ne résout pas un problème dans la région de La Araucanía. Il y a des choses plus importantes dont il faut s’occuper et c’est ainsi qu’on se sert bien de l’État pour qu’on puisse vivre dans une plus grande tranquillité », a déclaré le chef de communauté à propos des déclarations du président jeudi lorsqu’il a assuré croire « qu’il y a eu des actes à caractère terroriste dans la région. » .

Il a affirmé que si les annonces faites par le Président lors de la première journée de sa tournée se concrétisaient, « un peu de progrès pourraient être faits ». Beaucoup d’erreurs durant ces huit mois que l’on a observé, mais hier au moins il a essayé de parler avec des groupes de personnes et autorités communautaires ». En outre, le maire s’est inquiété car, lors de son premier jour dans la région de Boric, il n’a pas fait référence au « dialogue avec les Mapuche ».