L’Ukraine salue la promesse de l’Occident d’envoyer des systèmes de défense

L’Ukraine revendiquait la reconquête de plusieurs villes prises par les troupes russes dans le sud du pays et célébrait l’engagement de l’Occident à envoyer au plus vite des systèmes de défense antiaérienne pour se protéger des bombardements russes sur ses villes.

Un groupe d’une cinquantaine de pays dirigé par les États-Unis s’est réuni au siège de l’OTAN à Bruxelles, où ils se sont engagés à envoyer de tels systèmes de défense en Ukraine.

« Les systèmes seront expédiés aussi vite que nous pourrons physiquement nous les faire parvenir », a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, après la réunion.

Ces promesses de matériel militaire interviennent après qu’une avalanche de missiles, roquettes et drones s’est abattue sur l’Ukraine ces derniers jours, présentée par le président russe, Vladimir Poutine, en représailles à l’attaque à l’explosif contre le pont qui relie la péninsule de Crimée, annexé par Moscou en 2014, avec le territoire russe.

Ces bombardements ont fait 19 morts, plus de 100 blessés et de sérieux dégâts aux infrastructures énergétiques, selon les autorités ukrainiennes. La capitale, Kyiv, a été touchée par des obus, ce qui ne s’était pas produit depuis fin juin.

« Une nouvelle ère de défense aérienne »

Avec l’arrivée du système allemand Iris-T et la livraison prochaine du NASAMS américain, le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiy Reznikov, a prédit « une nouvelle ère de défense aérienne ».

L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé ce mercredi à une écrasante majorité une résolution condamnant « l’annexion illégale » par la Russie de quatre territoires de l’Ukraine.

La résolution, présentée par l’Albanie et l’Ukraine elle-même, et coparrainée par quelque soixante-dix pays, a été approuvée par 143 voix pour, cinq contre (Russie, Biélorussie, Corée du Nord, Nicaragua et Syrie) et 35 abstentions.

Lors d’une réunion virtuelle la veille avec les dirigeants du G7, le président ukrainien, Volodimir Zelenski, a réclamé leur aide pour créer un « bouclier anti-aérien » et averti que la Russie a encore « des moyens d’intensifier son offensive ».

Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé mercredi l’arrestation de huit personnes soupçonnées d’avoir participé à l’organisation de l’attaque du pont de Crimée qui, selon eux, a été orchestrée par les services de renseignement ukrainiens.

Les autorités ukrainiennes n’ont ni confirmé ni nié leur implication dans l’explosion sur le pont.