Les travailleurs culturels manifestent leur solidarité avec le collectif Kontrabando et les responsables du MIM après la suspension de la foire en raison de menaces

Luego de recibir reiterados hostigamientos por redes sociales y amenazas para impedir el normal funcionamiento de la Feria Kontrabando, el colectivo que organizaba la actividad junto con el Museo Interactivo Mirador (MIM) informaron a través de un comunicado la suspensión del evento que se iba a realizar cette fin de semaine.

La suspension a été effectuée « à la suite de la diffusion d’informations déformées et non corroborées par certains médias, déformant la véritable teneur de l’activité à mener, qui s’adressait aux garçons et aux filles, et ne contenait pas de messages de haine ou violence de toute nature », ont-ils rapporté dans le communiqué.

Face aux faits, différentes organisations de travailleurs culturels ont exprimé leur solidarité à travers une déclaration avec les travailleurs du Collectif Kontrabando et du MIM.

« Les organisations de travailleurs signataires expriment leur solidarité avec les membres du collectif Kontrabando qui, mettant l’intégrité et la sécurité de leur public et de celles des travailleurs du MIM, ont décidé de suspendre l’activité de la foire d’hiver de Kontrabando en raison des menaces et du harcèlement auxquels ils ont ont été exposés avec les travailleurs du MIM, avec lesquels nous sommes également solidaires, en raison de l’action des adhérents à Rejection, à la suite de plaintes infondées et largement médiatisées formulées par des parlementaires de Renovación Nacional, qui ont demandé l’annulation de la foire pour, selon à eux, incitant à la haine », indique le communiqué.

Tu pourrais aussi aimer:

La lettre était signée par le Association Nationale des Travailleurs du Service National du Patrimoine Culturel (ANFUPATRIMONIO), le Association Nationale des Travailleurs du Patrimoine (ANATRAP), Association nationale des fonctionnaires du sous-secrétaire aux cultures et aux arts (ANFUCULTURA), Association Nationale des Responsables des Cultures, des Arts et du Patrimoine, (AFUCAP), Syndicat des travailleurs honoraires Sous-secrétaire des cultures et des arts, Santiago et Syndicat des travailleurs honoraires Sous-secrétaire aux cultures et aux arts, Valparaíso.

Menaces et harcèlement

En ce qui concerne les menaces que les organisateurs de la foire ont reçues via les réseaux sociaux, les organisations ont spécifiquement fait référence aux déclarations des députés de la Renovación Nacional qui ont critiqué l’événement.

« La vague de menaces, de disqualifications et de harcèlement qui s’est déchaînée contre les organisateurs sont précisément les signes de haine que les députés de la Rénovation nationale Sara Concha, Francesca Muñoz et Andrés Longton, accusés sans fondement et de manière irresponsable de certaines des pièces artistiques présents à la foire », indique le document.

« Nous répudions que des secteurs de l’ultra-droite, identifiés au rejet de la Nouvelle Constitution Démocratique, tentent de limiter la liberté d’expression des créateurs du collectif, rappelant les passages les plus sombres de la censure du civisme Pinochet- dictature militaire sur le terrain culturel pendant 17 ans de tyrannie », ont-ils ajouté.

Enfin, le communiqué précise : »Nous espérons que le collectif Kontrabando et les nombreux groupes de foires culturelles et artistiques au Chili pourront continuer à développer leur travail dans les territoires où il est valorisé et génère des expériences vitales qui aident à la vie communautaire, comme dans ce cas, la commune de La Granja. De la même manière, nous espérons que dans le Chili que nous avons commencé à construire avec la Nouvelle Constitution, il n’y a pas de place pour ce type d’action articulée par des groupes conservateurs que la lumière de la culture effraie. »