Les procureurs de la Bolivie et du Chili conviennent d’enquêter conjointement sur les affaires de traite et de trafic d’êtres humains

Les procureurs boliviens et chiliens ont signé ce vendredi un accord qui crée l’équipe d’enquête conjointe (ECI) pour enquêter et poursuivre pénalement les personnes impliquées dans des affaires de traite et de contrebande d’êtres humains appartenant à des organisations criminelles internationales.

La directrice du bureau du procureur spécial pour les crimes à caractère sexiste en Bolivie, Daniela Cárdenas, a souligné que l’ECI avait pour objectif de « coordonner les actions » entre les autorités des deux pays pour enquêter sur la traite des êtres humains et les crimes « connexes ».

De même, Cárdenas a souligné que le travail conjoint implique également d’accorder « protection et sauvegarde » aux victimes et aux témoins de ces crimes.

L’ECI dans la partie bolivienne sera dirigée par le procureur supérieur du bureau du procureur bolivien, Elizabeth Viveros, tandis qu’au Chili, le principal responsable sera le procureur adjoint et chef de l’unité d’analyse criminelle et d’investigation du bureau du procureur de Tarapacá. , Paola apablaza.

Comme indiqué lors de la signature de l’accord, l’institution ECI est la « première d’une longue série » qui sera bientôt formée pour lutter contre « le crime organisé international ».

Au milieu de cette année, le gouvernement bolivien a présenté un plan contre la traite et le trafic d’êtres humains dont la mise en œuvre aura lieu jusqu’en 2025.

Les piliers de cette action sont axés sur la formation des agents publics, des campagnes massives de prévention et la mise à disposition d’équipes d’enquêteurs, ainsi que des accords bilatéraux avec les pays voisins.

Selon les archives officielles du pays, entre 2015 et 2021, 2 631 plaintes de cas liés à la traite et au trafic d’êtres humains ont été signalées, dont 67% des victimes correspondent à des femmes âgées de 11 à 20 ans.

De son côté, le Bureau du Médiateur bolivien a quantifié quelque 40 plaintes liées à ce type de délit entre janvier et septembre de cette année, soit 8,1 % de plus qu’en 2021, où 37 avaient été enregistrées, si l’on prend en compte la même période.

La plupart de ces plaintes ont été déposées dans les départements de La Paz et de Cochabamba.

Selon cette instance de défense des droits de l’homme, elle a averti que le nombre d’affaires aboutissant à une condamnation est « très faible ».