Le ministre Uriarte espère que « j’espère que cela n’avancera pas » et que l’accusation constitutionnelle contre le président Boric ne « prospérera » pas.

Un débat intense a été généré dans la sphère politique après que le président de la République, Gabriel Boric, a décidé d’utiliser son pouvoir et de gracier 13 personnes. En conséquence, la ministre de la Justice, Marcela Ríos, a quitté son poste et a reçu une accusation constitutionnelle, le même sort que le président pourrait subir.

Et c’est que de l’opposition ils analysent la prise de cette mesure contre le président Boric, tout cela, après que lui et son gouvernement aient admis qu’il y avait eu des « fautes » dans la délivrance des décrets. À cette fin, Renovación Nacional (RN) a demandé la création d’une commission spéciale d’enquête au sein de la Chambre.

C’est dans ce contexte que la ministre du Secrétariat général de la présidence (Segpres), Ana Lya Uriarte, a souligné lors d’une conversation avec Radio ADN que l’un des problèmes que traverse l’exécutif « est la question des grâces, car, d’une part, nous avons l’accusation constitutionnelle contre l’ancienne ministre Marcela Ríos et, d’autre part, nous avons les réglementations légales. Ce qui est pertinent, c’est de pouvoir établir la légalité des actes ».

À cet égard, le secrétaire d’État a ajouté que le gouvernement cherche à démontrer que tant sur le plan constitutionnel, juridique que réglementaire, il existe une procédure adaptée à ces trois types de réglementation.

En ce qui concerne l’éventuelle accusation constitutionnelle contre le président Boric, le ministre Uriarte a ajouté que « j’espère qu’elle ne progresse pas et ne prospère pas » et que « cela nous semble une question extraordinairement grave et compliquée, et nous espérons qu’elle sera évaluée avec rigueur et pensée, au-dessus tout , dans la vie de chaque Chilien, afin de ne pas générer un environnement d’instabilité ».

Enfin, et concernant le scénario actuel que traverse le gouvernement, Uriarte a assuré que « nous avons de nombreux facteurs qui constituent aujourd’hui un problème et auxquels nous devons nous attaquer (…) Nous sommes confrontés à une éventualité politique complexe, mais nous, avec Ministre Tohá, assumez un engagement envers le gouvernement du président Boric de loyauté, de compagnie, de permanence et de soutien ».