Le juge de l’affaire Caval sera officialisé pour abus sexuels contre un fonctionnaire du tribunal de garantie de Rancagua

Le 27 juillet 2020, le pouvoir judiciaire de Rancagua a reçu une plainte anonyme – par e-mail – qui a révélé que les fonctionnaires du tribunal de garantie de la ville avaient été victimes de harcèlement sexuel et de travail par le juge en chef dudit tribunal : le magistrat reconnu du sixième Région, Luis Barría Alarcón.

Barría a participé à d’importantes affaires à connotation publique, la plus importante étant le procès de l’affaire Caval ; l’audience de formalisation pour le crime de viol de l’ancien chancelier de l’archevêché de Santiago, Óscar Muñoz Toledo ; et le cas des anciens ministres de la Cour d’appel de Rancagua.

Face à cette grave accusation, la Cour d’appel de ladite ville, a initié un référé administratif -le 7 août 2020- pour enquêter et prouver le harcèlement sexuel et de travail du juge envers les travailleurs. Cependant, bonheur La Cour n’a sanctionné le magistrat que d’une suspension de trois mois avec demi-salaire, plus sa mutation du tribunal pour protéger les victimes, une décision qui a été ratifiée par la Cour suprême le 1er avril 2021.

Même le 1er juillet 2021, la Cour suprême a nommé Barría comme nouveau rapporteur de la Cour d’appel de Rancagua, malgré le fait qu’en février de cette année-là, deux des plaignants ont déposé une plainte pénale pour crime d’abus sexuels répétés, contre le maintenant ex-magistrat.

« Le prévenu M. Barría Alarcón, qui, en sa qualité de supérieur hiérarchique (juge titulaire), et profitant abusivement de ladite investiture, périodiquement et à plusieurs reprises et pendant une longue période (qui s’est prolongée même à la veille du congé avec le télétravail modalité, en raison de la pandémie de Covid-19, en l’an 2020); Il nous a brutalement agressés avec des abus de nature sexuelle », lit-on dans la plainte.

Deux ans après la plainte anonyme, une résolution du tribunal de garantie de Rancagua – rendue le 4 août 2022, et à laquelle Le compteur avait accès – confirme que l’audience de formalisation de Luis Barría Alarcón est prévue pour le 9 septembre, pour le crime d’abus sexuel contre un fonctionnaire du tribunal de cette ville. Ceci, parce que la procureure adjointe du bureau du procureur local de Santa Cruz, Carmen Agurto, a demandé de l’officialiser pour abus sexuels dans des circonstances de viol –événements survenus en août 2018–.

« Après des années, le ministère public vient seulement de décider de poursuivre l’affaire en l’officialisant. Ce qui est étrange, c’est que la demande n’arrive que pour l’une des victimes, et qu’arrive-t-il aux autres plaignants ? Depuis avril, nous demandons qu’ils prendre une déposition d’une nouvelle victime, qui est aussi un témoin oculaire, cela a été demandé en diligence, et à ce jour le Parquet ne l’a pas fait, laissant ce bord complètement impuni (…) Ce n’est pas la même chose d’officialiser pour une victime que pour deux ou trois (.. .). Cet ancien juge, aujourd’hui rapporteur, n’est même pas suspendu », explique Katherine Villagra, avocate d’un des plaignants.

Villagra commente également que le ministère public n’a pas de mesures de protection pour les victimes, qui sont en même temps diagnostiquées avec une maladie professionnelle -par l’Association chilienne de sécurité-, alors qu’elles rencontrent fréquemment le rapporteur pour travailler dans la même juridiction, se sentant re -victimisé constamment.

« Il n’y a plus de rondes régulières en faveur des victimes, car le Parquet n’a pas voulu les renouveler. Ils les avaient depuis trois mois, mais ils sont sans protection depuis plus d’un an. Notre principale crainte concernant l’officialisation est que des mesures conservatoires ne seront pas demandées et qui laissent une des victimes dehors », explique l’avocat Villagra, qui confirme également qu’il y a cinq plaignants au total.

De l’Association nationale des employés de la magistrature (Anejud), ils ont affirmé que depuis la création de l’organisation, « jamais un juge n’avait été formalisé au sein de la magistrature pour ce type de plainte. Mais il y avait eu des plaintes canalisées par notre association, pour conduite de harcèlement et d’abus sexuels sur des fonctionnaires du premier rang (employés) ».

En outre, ils ont indiqué que le pouvoir judiciaire n’a pas fourni une réponse efficace et efficiente lors de la canalisation de ce type de plainte, car les victimes maintiennent généralement le lien de subordination et de dépendance avec l’agresseur pour la plupart, ce qui rend possible des plaintes encore plus difficiles.

Le compteur L’Association nationale des magistrats et magistrats (ANMM) a été contactée, étant son président, Mauricio Olave, qui a répondu à notre question : « Je ne ferai pas référence au cas particulier du siège qu’il indique pour éviter toute affectation de l’indépendance de ceux qui doit éventuellement connaître et décider de tels antécédents. Cependant, concernant le traitement institutionnel du harcèlement sexuel, je réitère la position du syndicat et je suis clair en précisant que les violences de genre sont une préoccupation permanente pour l’association ; les juges associés ont actuellement une protection de genre et notre campagne est diffusée ces jours-ci C’est juste, dont un des prochains axes abordera précisément ces comportements. De même, nous espérons continuer à contribuer à l’amélioration du règlement interne du pouvoir judiciaire en la matière ».

De plus, ils ont confirmé que Luis Barría avait démissionné de l’ANMM le 27 avril 2021.