Le Japon enquête sur de nouvelles irrégularités dans les appels d’offres de Tokyo 2020

Le bureau du procureur de Tokyo et les autorités antitrust japonaises enquêtent sur des irrégularités apparentes dans l’attribution des appels d’offres pour organiser les épreuves tests des derniers Jeux olympiques dans la capitale japonaise, a-t-on appris ce vendredi (25.11.2022).

Dans le cadre de cette enquête, les autorités ont perquisitionné ce vendredi le siège de la plus grande agence de publicité du Japon et qui a également collaboré à l’organisation des Jeux, Dentsu, ainsi que celui du producteur d’événements Cerespo, a rapporté la chaîne publique NHK.

Selon des fuites aux médias susmentionnés, Dentsu et d’autres sociétés auraient négocié en amont des concessions pour déterminer les gagnants des offres liées à l’organisation d’épreuves tests pour les Jeux Olympiques et Paralympiques l’été dernier.

Le propre comité d’organisation des Jeux olympiques. Elle aurait été impliquée dans les irrégularités, puisque les entreprises lauréates auraient été sélectionnées à partir d’une liste préparée par l’entité.

Le gouvernement métropolitain de Tokyo a ouvert une enquête de sa part pour s’enquérir des contrats.

Plus d’une vingtaine d’appels d’offres en vue

Au total, 26 appels d’offres d’une valeur supérieure à 500 millions de yens (environ 3,5 millions d’euros) sont à l’honneur.

Bien que tous aient été gérés par le comité organisateur, certains projets ont été mis en œuvre conjointement avec le gouvernement régional de la capitale, dont il a assumé certains coûts.

Les autorités japonaises procèdent à un examen minutieux des Jeux olympiques passés. Tokyo après l’arrestation d’un des membres du conseil d’administration du comité d’organisation de l’événement sportif pour la réception présumée de pots-de-vin.

Le destinataire présumé de l’argent et personnage central dans l’affaire est Haruyuki Takahashi (78), qui aurait utilisé un cabinet de conseil appartenant à une connaissance pour recevoir des paiements.

Takahashi reste en prison alors que l’enquête se poursuit, accusé d’avoir reçu près de 200 millions de yens (1,4 million d’euros) d’au moins cinq sociétés, dont divers sponsors de l’événement, dont la maison d’édition Kadokawa et la chaîne de boutiques de costumes Aoki.