Le gouvernement chilien exprime son « inquiétude » face à « la situation des droits de l’homme et la crise institutionnelle » au Pérou

Le gouvernement chilien a publié un communiqué ce vendredi après-midi dans lequel il a exprimé son « alarme » pour « la situation des droits de l’homme et la crise institutionnelle » au Pérou, « la même qui a été soulevée par le ministre des Affaires étrangères Antonia Urrejola au chancelier Ana Cecilia Gervasi lors de communications téléphoniques récentes », ont-ils indiqué.

« Le Chili déplore la mort d’au moins 15 personnes, selon les chiffres de la Mission au Pérou du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et déclare que toute violation des droits de l’homme doit faire l’objet d’une enquête en bonne et due forme », a déclaré le Exécutif dans le texte.

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À leur tour, ils ont appelé à « l’arrêt de la violence et une solution rapide à la crise, dans le respect des voies démocratiques et des obligations internationales de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

Enfin, ils ont réaffirmé leur « volonté de travailler avec le reste de la communauté internationale, dans les instances ou mécanismes correspondants, en contribuant à un processus de dialogue large et inclusif des différents acteurs sociaux et politiques du Pérou, capable de créer les conditions d’une une gouvernance démocratique fondée sur la volonté souveraine du peuple péruvien ».

Plus tôt, le ministre Urrejola a fait une déclaration dans la même veine que la déclaration du gouvernement.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation qui se déroule au Pérou. D’une part, en ce qui concerne les Chiliens qui sont bloqués là-bas, mais nous sommes également très préoccupés par la situation des droits de l’homme », a déclaré Urrejola depuis La Moneda.

À son tour, il a signalé qu’au moins 350 Chiliens sont bloqués au Pérou. À cet égard, le ministère des Affaires étrangères prépare un plan d’action.