Le contrôleur établit que le ministre Jackson « ne s’est pas adapté au mépris nécessaire » lors du plébiscite après avoir prononcé des propositions de réforme de la nouvelle Constitution

Le Contrôleur Général de la République (CGR) a établi que le ministre du Secrétariat Général de la Présidence (Segpres), Georges Jackson, « elle n’a pas été ajustée au mépris nécessaire qui s’impose face au plébiscite (du 4 septembre) ». Ceci, après que Jackson ait affirmé que le Segpres serait l’organe chargé de recevoir les propositions du parti au pouvoir pour formuler des réformes à la nouvelle Constitution, au cas où elle serait approuvée.

Le Bureau du contrôleur a fait cette conclusion après une lettre officielle envoyée par les députés DC Eric Aedo Oui Joanna Perez. Dans celle-ci, les législateurs ont demandé de vérifier « une éventuelle violation des principes de légalité et de probité directement », concernant les déclarations du secrétaire d’État.

Dans le rapport, bien que le CGR ait indiqué que les déclarations de Jackson font partie des « fonctions propres du Segpres », ils ont souligné que, compte tenu du principe de primauté de la réalité, le Bureau du contrôleur « ne peut être abstrait du contexte politique et électoral qui le pays vit, ni des effets que les actions du gouvernement peuvent avoir sur l’électorat, même dans l’exercice formel de ses pouvoirs ».

En ce sens, ils ont averti que les déclarations de Jackson s’adressaient aux partis qui optent pour l’approbation, sans adopter de mesures similaires avec les partis adhérents du rejet.

« Avant le plébiscite, certains partis qui s’identifient à l’une des options du plébiscite -j’approuve- ont été informés de la possibilité de formuler des propositions visant à modifier le projet de nouvelle Constitution s’il est approuvé, et sans qu’il ne ressorte des informations disponibles ou d’après ce qui a été rapporté par ce portefeuille d’État, que cette autorité a adopté des mesures similaires en ce qui concerne l’option de rejet », ont-ils souligné.

Avec ces antécédents, ils ont conclu que bien que les déclarations du chef du Segpres « font partie des fonctions qui correspondent à ce secrétaire d’État, elles ne se sont pas adaptées au mépris nécessaire qui s’impose avant le plébiscite, raison pour laquelle cette autorité doit tenir compte des considérations énoncées ci-dessus dans l’exercice de ses fonctions, ci-après ».