Le Colectivo Bordadoras por la Memoria répond à la lettre officielle présentée par les députés RN : « Il n’est pas possible qu’à travers leur rôle ils propagent leur discours négationniste »

Les représentants de la Renovación Nacional (RN), Andrés Celis, Andrés Longton et Diego Schalper ont officié ce jeudi au ministère de la Culture pour le financement de l’exposition du Collectif de Brodeurs pour la Mémoire « Nous avons sauté les tourniquets pour ouvrir les avenues », qui a été présentée au Centro Cultural Daniel de la Vega dans la commune de Quilpué entre le 7 et le 15 décembre.

« Nous ne pouvons pas accepter qu’avec des fonds de tous les Chiliens, la violence soit encouragée et des actions telles que sauter les tourniquets soient approuvées, ce qui finit par nuire à toute notre société. Dans l’image, il apparaît que le ministère des Cultures et aussi la municipalité de Quilpué sont sponsors , il est donc important qu’ils clarifient les raisons du parrainage et combien étaient les montants qu’ils ont alloués pour l’échantillon », a indiqué le député Celis.

La lettre officielle demande des informations sur les ressources publiques disponibles pour réaliser l’exposition, le processus de sélection des projets et les raisons du parrainage de l’activité. Par ailleurs, les parlementaires ont officié à la Mairie de la commune pour savoir si des ressources publiques étaient allouées pour l’échantillon.

Le collectif dément le financement

À la suite de la lettre officielle, le Collectif Bordadoras por la Memoria a répondu par une déclaration publique aux accusations des députés RN.

« Nous excluons tout type de financement de la part du ministère des Cultures, de la municipalité de Quilpué et de sa Corporation culturelle, comme le dénoncent les parlementaires », indique le communiqué.

L’exposition « a été présentée au Centre culturel Daniel de la Vega, dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des droits de l’homme et à l’invitation d’une organisation d’utilisateurs-bénéficiaires du Programme complet de réparation et de soins pour la santé et les droits de l’homme, ( PRAIS), qui ne dépend d’aucun organisme public », explique le communiqué.

En outre, il ajoute que « l’échantillon, qui a été présenté du 7 au 15 décembre, était composé de 24 pièces brodées qui racontent, à travers l’art, des images emblématiques de l’épidémie sociale. L’échantillon complet a été réalisé pendant plusieurs mois après décembre 19 octobre 2019 entièrement autofinancé par nous ».

Le groupe souligne que ses expositions ont été présentées au Musée de la mémoire et des droits de l’homme, au Musée Salvador Allende, dans les centres culturels de San Antonio et La Ligua, et dans différents établissements éducatifs et culturels de la région, et des faits saillants qui ont plus de 140 broderies « qui racontent différents épisodes de violation des droits de l’homme dans notre pays ».

« Nous attendrions des parlementaires, financés par les ressources de tous les Chiliens et Chiliennes, qu’ils occupent leur rôle public important dans des fonctions utiles à notre société. Il n’est pas possible qu’à travers leur rôle, ils propagent leur discours négationniste connu de tous, interprétant mal de manière insidieuse notre travail », souligne le groupe.

La réponse du gouvernement et de la municipalité

D’autre part, comme le rapporte Radio Bio Bio la maire de Quilpué, Valeria Melipillán, a refusé de se référer à l’accusation d’utiliser des ressources publiques pour l’exposition.

Alors que du Seremi de las Culturas, las Artes y la Patrimonio de Valparaíso, ils ont soutenu qu’ils n’avaient pas financé l’exposition du groupe.

« Nous, en tant que Secrétariat Ministériel Régional pour les Cultures de Valparaíso et l’Unité Mémoire et Droits de l’Homme de l’Institution, avons signé un accord de collaboration avec l’organisation Agrupación de Beneficiarios de Leyes de Reparación Política de Quilpué. Cet accord n’a pas fourni de détails concernant cette exposition, coordonnée par ce groupe de Quilpué avec le collectif Bordadoras de Valparaíso », ont-ils raconté Le compteur.

En ce qui concerne les déclarations des députés du RN, ils ont soutenu que « depuis le Seremi de la région de Valparaíso, nous affirmons avec force que nous ne sommes pas des promoteurs de la violence sous aucune de ses formes, ni de la censure ou de la remise en cause de la liberté d’expression des groupes et des organisations culturelles dans le pays. Cette exposition fait partie du travail réalisé par un groupe dédié à la préservation de la mémoire historique du pays et de la région de Valparaíso, et ses initiatives sont le résultat de ses propres actions en tant que groupe.