Le bureau du procureur demande d’interdire à la première dame du Pérou de quitter le pays

Le parquet du Pérou a demandé lundi à la justice d’interdire à la première dame, Lilia Paredes, de quitter le pays pendant 36 mois, alors qu’elle fait l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent présumé avec son mari, le président Pedro Castillo.

« Le ministère public a demandé 36 mois d’empêchement pour quitter le pays et comparaître avec des restrictions à l’encontre de la première dame, Lilia Paredes, dans le cadre de l’enquête en cours pour les délits de crime organisé, de blanchiment d’argent et autres », a-t-il déclaré. a annoncé l’institution en Twitter. La justice doit décider dans les prochains jours d’accepter ou de rejeter cette demande.

La requête du parquet comprend deux frères de la première dame, Walter et David Paredes, et un troisième mis en examen dans la même affaire, Hugo Espino Lucana, que la presse désigne comme la figure de proue présumée du couple présidentiel.

Pour cette même affaire, un tribunal doit se prononcer le 23 août sur l’acceptation ou le rejet d’une demande de 36 mois de détention préventive pour une sœur de la première dame, Yenifer Paredes, qui est en détention provisoire depuis le 10 août.

Les accusations contre la première dame

L’épouse de Castillo serait la coordinatrice d’un réseau de corruption qui opère dans le milieu présidentiel, selon des documents du parquet diffusés par la presse locale. L’entité estime que la première dame de 49 ans « était chargée de viabiliser, de financer et d’accélérer les projets d’investissements publics […] par l’intermédiaire de sa sœur Yenifer Paredes, avec la connaissance et le consentement de son mari », a rapporté le journal La république.

Le président de gauche, qui fait l’objet de six enquêtes, nie tout acte répréhensible de sa famille et se dit victime d’une campagne médiatique visant à l’écarter du pouvoir.

Castillo, qui est en poste depuis un an pour lequel il a été élu jusqu’en 2026, vit sous un siège fiscal pour corruption présumée et un Congrès dominé par la droite qui exige sa démission. Cependant, le bureau du procureur ne peut pas le traduire en justice car il bénéficie de l’immunité jusqu’à la fin de son mandat en 2026. Le dirigeant de 52 ans a également fait face à deux tentatives pour le destituer du Parlement.