Le Brésil demande au FMI un traitement spécial pour l’économie argentine

L’Argentine fait face à une situation difficile marquée par une pénurie de devises étrangères, une dévaluation du peso et une inflation galopante. Lula a également abordé cette question lors de sa participation au sommet du G-7, où il a exhorté le FMI à tenir compte des conséquences sociales des politiques d’ajustement budgétaire.


Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, s’est exprimé sur la situation économique compliquée de l’Argentine, pays pour lequel il a demandé un traitement spécial lors de la rencontre qu’il a eue ce samedi avec la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, ont rapporté des sources de la présidence.

L’Argentine, qui doit se conformer aux exigences d’un accord signé l’an dernier avec le FMI pour refinancer un prêt d’un million de dollars accordé en 2018, traîne une situation économique compliquée marquée par une pénurie de devises internationales, la dévaluation du peso et un débordement l’inflation qui s’établit à 108% en glissement annuel.

Cette question a également été abordée par le président Lula lors de son premier discours au sommet du G-7, dans lequel il a demandé à l’organisation financière un traitement spécial pour le pays transandin.

« La dette extérieure de nombreux pays, que le Brésil a connue dans le passé et qui afflige actuellement l’Argentine, est la cause d’inégalités alarmantes et croissantes et nécessite un traitement de la part du Fonds monétaire international qui tient compte des conséquences sociales des politiques d’ajustement (fiscal). », a souligné le président brésilien.

Selon un bref communiqué de la présidence brésilienne, la situation en Argentine a été évoquée plus tard, lors de la rencontre privée de Lula avec le directeur du FMI, comme une question nécessaire « pour l’équilibre régional des pays sud-américains », sans donner plus de détails.

Une autre question abordée lors de la réunion était l’impact de la pandémie de covid-19 sur les « pays les plus pauvres du monde ».

Le président brésilien et le directeur de l’agence ont convenu de la nécessité pour les systèmes financiers des nations touchées de recevoir des fonds pour les aider dans leur processus de rétablissement.

Le Brésil, en tant que pays invité, a rejoint aujourd’hui le sommet des dirigeants du G7 qui s’est tenu dans la ville japonaise d’Hiroshima, aux côtés de l’Inde, de l’Indonésie et du Vietnam, d’autres nations invitées à l’événement.

Crédit : EFE