Larmes éternelles – Le Comptoir

La vie est pleine de larmes et de sourires. Les raisons sont variées, mais aujourd’hui; J’ai ressenti à nouveau ces mêmes larmes à partir de janvier 2017.

Après une année 2016 avec des blessures complexes, le monde du tennis a souligné que Roger Federer ne jouerait plus au niveau élite. L’Australie était le cadre idéal pour se taire. Dans une finale de rêve, il a battu Nadal en cinq sets. Dans un jeu d’infarctus et qui a été défini par l’œil du faucon. Je ne l’avais jamais vu crier et célébrer les Suisses comme ce jour-là. Et pardonnez le témoignage personnel, mais cette veillée matinale, qui s’est terminée vers neuf heures du matin avec les pleurs des Helvètes, a été pour moi les plus belles larmes que j’ai vécues dans le sport.

Federer est tout et plus que ce que l’on peut dire d’un athlète. Un athlète complet, sur et en dehors du terrain. Un seul fait parle de lui-même. Jamais, mais jamais il ne s’est retiré des 1 526 matchs qu’il a disputés au cours de son extraordinaire carrière.

Federer a inventé une nouvelle façon de jouer au tennis. Il lui a donné la beauté, l’esthétique, la force, la rapidité, le talent et la qualité. Personne n’a réussi à s’approcher de sa magie. Personne ne pourrait imiter un style unique, qui va de pair avec un au revoir.

Roger Federer est tennis. Tout ce qu’on aime dans ce sport, les Suisses garantis. Il y a toujours eu quelqu’un dans l’histoire qui va révolutionner sa discipline. Cela a été fait par Federer, pas à partir d’une controverse ou d’une controverse. Il l’a fait en jouant. Il l’a fait en faisant toujours preuve d’une attitude exemplaire, dans le respect des adversaires et des spectateurs.

J’ai toujours pensé que le voir en live serait une utopie. Il n’y avait pas eu un match suisse que j’ai raté, souvent accompagné de mes filles, complices de nombreuses heures de tennis avec le professeur suisse.

En tant que journaliste et consacré 25 ans au sport, j’ai eu le privilège d’être témoin peut-être des plus grands représentants de l’élite. Voir Maradona, Messi et Cristiano, Phelps, Jordan, Woods, Bolt, Hamilton, Senna, Nadal et Djokovic, pour n’en nommer que quelques-uns des meilleurs de la dernière époque.

Et bien sûr, pouvoir voir Roger Federer en direct était presque impossible. novembre 2019 et les Suisses ont visité le Chili pendant seulement 13 heures. Les billets se sont vendus et à une valeur presque impossible pour beaucoup. Je voulais emmener mes filles. Il n’y avait aucun moyen, juste de s’asseoir devant l’écran. A cette époque, je travaillais à Radio Bío Bío. L’exposition était à 21h00 et vers 13h00, j’ai reçu un appel d’Alvaro Lara, responsable des sports.

-Pablo… tu peux faire l’émission Federer ce soir.

Ils imaginent la réponse immédiate.

Je crois sincèrement qu’en 25 ans de carrière, je n’ai jamais été aussi excité et nerveux. Toujours à la radio je me laissais aller aux émissions. J’hésitais à préparer quoi que ce soit, cependant, en arrivant sur le terrain, j’ai apprécié toute l’ambiance et l’atmosphère.

Les applaudissements entendus ce soir-là étaient monstrueux. J’ai toujours ce son enregistré sur mon téléphone portable et de temps en temps je le vois et l’entends à nouveau. C’est ce que génère Federer. Respect illimité.

Il y aura des heures et des heures de vidéos et d’hommages. Federer, a établi une magie indescriptible pour ce sport. Federer a défini des paramètres qu’aucun autre ne pourra imiter. C’est un athlète, qui atteint une place parmi les plus grands de l’univers. Ils sont peut-être plus nombreux que lui, mais son règne est éternel. Le Ë´Quipe intitulé « Dieu connaît le Roi ». Car Federer a réalisé son règne sur la base de l’élégance, de la délicatesse, de la force, de l’intelligence et de l’émerveillement. C’était un virtuose total. Il sera difficile de ne pas le voir court avec la raquette maniée à la main droite, comme l’épée du conquérant qui a su régner sans contestation. Pour cela et pour tout, merci Roger. Merci pour cette ovation qui m’a permis de profiter de votre magie. Merci pour les larmes éternelles.

  • Le contenu exprimé dans cette tribune n’engage que la responsabilité de son auteur et ne reflète pas nécessairement la ligne éditoriale ou la position de Le compteur.