L’ancien président espagnol Rodríguez Zapatero est favorable à l’approbation et assure que la proposition constitutionnelle chilienne est « innovante dans le catalogue complet des droits qu’elle consacre »

L’ancien président espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, s’est prononcé en faveur de l’approbation de la proposition de nouvelle Constitution qui sera plébiscitée au Chili le 4 septembre et a assuré que le texte est « innovant dans le catalogue complet des droits qu’il consacre ».

A travers une chronique d’opinion publiée dans le journal Le pays et intitulé « Le renouvellement de la promesse démocratique au Chili », l’ancien dirigeant du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a déclaré que « j’ose exprimer que l’approbation peut représenter un pas en avant décisif, une option en faveur du Chili que nous admirons le plus ».

Rodríguez Zapatero a souligné « les événements qui ont marqué le déclenchement et qui ont conduit, entre autres conséquences, à l’option, approuvée par les citoyens, de convoquer une Assemblée constituante, dont le résultat sera soumis à un examen final ».

« Le malaise social qui est à l’origine du processus chilien est évident (…) La caractéristique du processus chilien est que la reconstruction de la coexistence politique et sociale a été canalisée par l’élaboration d’une nouvelle Constitution, cette tâche était en attente de être entrepris pour résoudre le problème de la légitimité d’origine d’une démocratie dont l’ancrage réside, malgré les réformes ultérieures, dans la Constitution de 1980 promulguée sous la dictature », a ajouté l’ancien président espagnol.

Par ailleurs, il a souligné que le nouveau texte constitutionnel issu de la Convention constitutionnelle cherche « à retrouver le chemin retracé avec un principe : celui de la subsidiarité de l’Etat ».

« Du point de vue de la forme territoriale de l’État, la proposition choisit de caractériser le Chili comme un État plurinational, composé d’entités territoriales autonomes et de territoires spéciaux, et proclame son respect de l’identité culturelle des peuples autochtones. J’ai toujours pense que l’intégration dans un même projet communautaire ne peut se fonder que sur le respect de la diversité de ceux qui le composent », a-t-il soutenu.

José Luis Rodríguez Zapatero a conclu que la proposition de nouvelle Constitution est « innovante dans le catalogue complet des droits qu’elle consacre ». Et d’ajouter : « Force est de constater que nous sommes en présence du premier texte constitutionnel élaboré par une convention constitutionnelle paritaire (…) et on ne peut ignorer à quel point le texte constitutionnel est imprégné de préoccupation environnementale.