Lancement du livre « Soldier Profession » de Guillermo Pickering

Lancement du livre « Soldier Profession » de Guillermo Pickering

  • Faculté de droit de l’Université du Chili, Pío Nono 1, Metro Baquedano.
  • Mardi 20 décembre – 17h00

Dans le cadre du 50e anniversaire du coup d’État militaire qui a renversé le gouvernement constitutionnel du président Salvador Allende, le livre de mémoires du général d’armée Guillermo Pickering Vásquez, intitulé « Profession : soldat », est présenté.

Le texte a été écrit pendant la dictature par l’ancien officier et a été publié par la maison d’édition LOM. Il explique comment l’armée chilienne, initialement réticente au coup d’État, a été acculée par la réalité et la conspiration de soldats de toutes les branches des forces armées, jusqu’à ce que l’effondrement institutionnel se produise et que les portes du coup d’État soient laissées ouvertes.

Le récit des conseils généraux et de leur effondrement, quelques semaines avant le 11 septembre 1973, est particulièrement intéressant. Pickering lui-même a démissionné de l’armée en août de la même année. Après le coup d’État, entre autres, il subit l’exil de sa fille, qui mourut en Suisse sans pouvoir retourner au Chili.

« Mon seul souhait est que personne n’ait jamais à vivre ces circonstances. J’espère que la rationalité et la raison reviendront à l’esprit de ceux qui sont intervenus dans certains des événements rapportés, qui, je l’espère, ne se reproduiront jamais au Chili », a écrit le ancien général.

Le livre sera lancé le mardi 20 décembre à la faculté de droit de l’Université du Chili, à 17h00.

empêcher la guerre civile

Le livre précise qu’il n’y a pas eu de guerre civile parce que des officiers fidèles à la Constitution et à la loi ont démissionné de leurs fonctions de généraux commandant les troupes.

De cette manière, les généraux Carlos Prats et Guillermo Pickering ont empêché la division des forces armées et l’alignement des Chiliens derrière les deux factions en conflit, et un bain de sang certain, comme le fut la guerre civile de 1891, selon le texte. .

En ce sens, il met en lumière l’acte de patriotisme, la vocation démocratique et républicaine du général Pickering.

témoignage démocratique

L’autre enjeu important qui se reflète dans le témoignage démocratique des généraux constitutionnalistes est de rendre publique une autre version de ce qui s’est passé en 1973 et l’histoire d’une histoire qui parle d’une autre armée, à laquelle s’accrocher face aux flambées de militarisme et l’extrémisme anti-démocratique. .

Le jour du coup d’État, le commandant en chef de la marine, l’amiral Raúl Montero, s’est opposé au renversement du gouvernement constitutionnel, tout comme le chef des carabiniers, le général José Sepúlveda. De même, le même jour, le colonel de l’armée de l’époque, José Ramos, a démissionné.

Après le 11 septembre 1973, des membres de toutes les branches des forces armées et de l’ordre, officiers et membres des troupes, ont été disculpés, arrêtés, torturés, emprisonnés et même exécutés.

Par exemple, l’ancien lieutenant-colonel des FACH Ernesto Galaz a purgé cinq ans de prison, jusqu’en 1978, tout comme l’ancien détective Osvaldo Ahumada. L’ancien général des FACH Sergio Poblete, en plus d’être emprisonné, faisait partie des huit Chiliens déchus de leur nationalité, et le seul militaire. Comme eux, de nombreux anciens militaires et policiers ont dû s’exiler.

Parmi les victimes les plus connues figurent l’ancien commandant de l’armée Carlos Prats, assassiné en 1974 à Buenos Aires par la DINA, et l’ancien général Fach Alberto Bachelet, père de l’ancienne présidente Michelle Bachelet, décédé la même année dans la prison publique après avoir subi une coercition illégitime à entre les mains de ses propres anciens compagnons d’armes.

En l’an 2000, le Programme de reconnaissance des personnes politiques disculpées, relevant du ministère de l’Intérieur, avait reconnu comme tels 105 anciens officiers de l’Armée, 105 de la Marine, 130 des FACH, 158 des Carabiniers et 105 des le PDI. En plus des anciens employés civils, il y avait 1 269 personnes, avec 1 919 demandes en attente à ce moment-là.