La pianiste María Paz Santibáñez au Parque O´Higgins

La pianiste María Paz Santibáñez au Parque O´Higgins

  • Théâtre La Cúpula dans le parc O’Higgins, Usine 1503, Santiago.
  • Jeudi 24 novembre – 19h30
  • L’entrée est gratuite, selon le principe du premier arrivé, premier servi et jusqu’à épuisement de la capacité autorisée dans la salle.
  • Ceux qui souhaitent y assister doivent s’inscrire à culturametropolitana@cultura.gob.cl.

En commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 25 novembre, la métropolite Seremi des cultures, des arts et du patrimoine, Alejandra Jiménez Castro, ainsi que la maire de Santiago Irací Hassler Jacob et le recteur de l’Université technologique métropolitaine, Marisol Durán Santis, vous invite au concert de piano de María Paz Santibáñez « Resistencia Femenina, para piano y cacerolas ».

L’activité, organisée par le vice-recteur au transfert et à la vulgarisation de la technologie (VTTE), est basée sur un projet créé par Santibáñez, un artiste reconnu dans toute la communauté créative et engagé pour les droits de l’homme, qui collectionne des œuvres nées de la lutte sociale, du respect pour les droits de l’homme et la dignité des personnes, en plus des axes conceptuels que la pianiste met en évidence dans sa vie et sa carrière.

« Resistencia femenina… » rassemble des oeuvres de compositrices qui collaborent par engagement et respect des droits des personnes. A l’origine de la révolte sociale au Chili en 2019, la résistance aux casseroles et les manifestations ont inspiré les premiers travaux du projet. Il se complète d’œuvres en temps de Covid, quand la culture n’était pas toujours considérée comme « essentielle » et que le monde entier voyait -en plus- les inégalités et la précarité dont est victime une grande partie de ses habitants.

« J’aime ce que je fais, j’aime partager »

Le pianiste chilien résidant à Paris indique que « j’espère que ce sera un bel et grand appel, je suis très excité que l’UTEM soit à l’origine et au cœur de ce projet, appelant aussi le Seremi de Cultura. De plus, j’espère partager un moment très spécial avec le public ce soir-là, justement pour la défense de la dignité, le respect des droits des femmes et nous attendons aussi des hommes dans le public ».

Pour Alejandro Bustos Doussang, travailleur social de l’Espace Prévention et Promotion du Programme Genre et Équité (PGE) de l’UTEM, « l’importance de cette activité au niveau institutionnel est de commémorer toutes les femmes qui, dans différentes expressions, ont été victimes et/ou survivantes de violence de genre, en promouvant par les arts la réflexion et la visibilité de ce problème qui nous afflige en tant que société. Cette activité appelle à réfléchir sur les sociétés qui promeuvent les droits de l’homme et l’égalité des sexes comme base de la transformation sociale dont nous avons besoin ».

La conception du projet et l’interprétation au piano sont confiées à María-Paz Santibáñez, la mise en scène et la chorégraphie sont dirigées par Glyslein Lefever, la projection vidéo par Pablo Herrera Aguirre et Álvaro González de Film Producciones, Aurora Gazul, Lorena Zilleruelo et Lucrecia Novoa en art visuel et vidéo, et Daniel Sandoval dans le domaine technique vidéo.

La pianiste hors pair -qui en 1987 a été abattue par les forces de l’ordre au milieu de manifestations universitaires, réussissant à survivre à l’événement- lance son invitation à tous, soulignant que « l’être humain par nature chante, s’intéresse à la musique, j’aime ce que j’aime faire et j’aime partager avec les jeunes, les vieux et tout, et je sais que ce projet de résistance féminine convoque tout le monde, il parle de thèmes qui sont intégrés aux nouvelles générations qui doivent être soignés et valorisés ».

Le Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine, le Plan de Réactivation Culturelle, l’Illustre Municipalité de Santiago, la Corporation pour le Développement de Santiago, le Théâtre La Cúpula et l’Université Technologique Métropolitaine collaborent à l’instance. Sponsorisé par Psinet et Fin Comunicaciones, sponsorisé par Dirac.

L’entrée piétonne du théâtre se fera par Rondizzoni et celle des véhicules, par la rue Viel.