La France entame sa reconquête de la Coupe du monde avec une victoire et un doublé de Giroud

L’entraîneur australien, Graham Arnold, a reconnu mardi qu’après un excellent départ pour son équipe, ils avaient fini par succomber à la qualité de la France, lors de leurs débuts à la Coupe du monde Qatar 2022.

« La défaite répond à la qualité de la France, tout simplement. Nous sommes sortis très forts, mais ils ont réagi, mes garçons ont tout rendu possible », a déclaré l’entraîneur, qui poursuit à la tête des « socceroos » pour vaincre les phase de groupes pour la deuxième fois de l’histoire.

« Nous avons bien commencé physiquement, nous avons tout essayé, la façon dont nous avons marqué le but nous définit bien, nous avons tout donné », a déclaré l’entraîneur, tout en reconnaissant les difficultés de sa défense à arrêter « la vitesse » de Kylian Mbappé.

« Nous avions la foi de faire mieux, nous pensions que nous pouvions obtenir une égalité, mais maintenant nous devons penser au prochain match », a-t-il ajouté, selon consigné. EFE.

Insignes de champion

Si les champions s’identifient à leur capacité à surmonter l’adversité, la France a mis des lettres de noblesse de champion après avoir battu l’Australie lors de ses débuts en Coupe du monde au Qatar (4-1) après être revenue d’un but encaissé et en avoir laissé dans les statistiques des données pour l’histoire.

La réaction française a été soutenue par la force de deux recrues, Tchouaméni, pilier dans l’entrejeu, et l’instinct de Rabiot, auteur d’un but et d’une passe décisive.

Mais surtout dans la force de leur attaquant, déterminé à rester dans l’histoire, avec un Giroud qui, grâce à son doublé, a égalé Thierry Henry en tant que meilleur buteur français de tous les temps, 51 buts en 115 matchs, tandis que Kylian Mbappé a inscrit son cinquième but. dans une Coupe du monde sans avoir eu 23 ans, dans le sillage du grand Pelé.

Les Français ont été bien épaulés par Ousmane Dembelé, qui a fourni la passe décisive à Mbappé, et par Antoine Griezmann, qui n’a été absent d’aucun des 68 derniers matchs de l’équipe de France, un record pour le joueur de l’Atlético Madrid.

Gagner contre l’Australie, dernière équipe à obtenir un billet pour le Qatar, ne donne pas de titre de champion. Mais oui, faire comme la France l’a fait, surmonter le coup initial du but adverse, la blessure de Lucas Hernandez, une certaine apathie sur le terrain, tout cela sans trembler, sans avoir besoin de recourir à la stridence.

La France cherchait cela depuis des mois, la sérénité que la Coupe du monde leur avait procurée il y a quatre ans et que les blessures s’acharnent à troubler.

Mais même pour ces raisons, la championne n’est pas surprise, qui s’est précipitée pour se résoudre mais a trouvé une Australie féroce, prête, comme il y a quatre ans, à la faire sombrer dans la boue du combat.

C’est ainsi qu’il a stoppé l’assaut initial de Dembelé et Mbappé et s’est lancé dans une aventure offensive, où il a trouvé l’or à la 9e minute, lorsque Leckie a défié Lucas et il s’est effondré avec son genou touché, ce qui a permis au « socceroo » de traverser vers le cœur du domaine pour que Goodwin dépasse Lloris.

Il semblait que le champion était toujours maudit, arrivé au Qatar sans deux joueurs clés tels que Ngolo Kanté et Paul Pogba et, une fois dans le golfe Persique, a dit au revoir au Ballon d’Or Karim Benzema.

Mais il n’y a pas de superstition dans le groupe Deschamps, plutôt la foi en ses options, en son jeu. C’est vrai que le milieu de terrain n’a guère d’expérience internationale, que la défense trouve sa voie.

Tchouaméni à la barre

Après quelques minutes de désorientation, au cours desquelles elle a semblé se pencher hors du précipice, France a tiré des gallons. Tchouaméni a pris la barre de l’équipe et le vent tournait.

Théo Hernandez, qui avait remplacé son frère blessé, a reçu un ballon dévié de la pression française dans l’entrejeu et l’a gentiment envoyé dans la surface pour que, banalisé, Rabiot égalise le match d’une tête.

Le but a ramené un calme total à la France, qui a déployé son ballon sur les ailes, Dembelé à droite, Mbappé à gauche, jusqu’à finir par détraquer une défense australienne peu apte à tant de dynamite.

Le but français était intuitif et il est venu juste après la demi-heure lorsque Rabiot a volé, a fait le mur avec Mbappé et a placé le ballon libre pour que Giroud marque son 50e but habillé en « bleu ».

Le joueur milanais de 36 ans, grand bénéficiaire de l’absence de Benzema, n’est plus qu’à un but de devenir le meilleur buteur français de tous les temps à égalité avec Thierry Henry.

Avec la situation sous contrôle, Mbappé a raté un but vide après une belle passe de Griezmann alors que le temps réglementaire était sur le point d’expirer et l’Australie a donné une autre frayeur déjà dans la remise lorsqu’une tête d’Irvine qui semblait apprivoisée a touché le poteau de pleurer.

Après le repos, la France a bondi avec l’envie de finir le match portée par l’ambition de ses attaquants d’entrer dans l’histoire.

Giroud l’a essayé en tant que Chilien à la minute 50 et Mbappé, qui n’a pas connu sa nuit la plus réussie, s’est écrasé à plusieurs reprises dans la défense australienne, jusqu’à ce que finalement, sur un centre de Dembelé, il l’ait fait d’une tête à la minute 68.

Le Parisien, désigné comme la boussole de la France en l’absence de Benzema, a déjà marqué cinq buts en Coupe du monde et devient le deuxième joueur ayant marqué le plus de buts en Coupe du monde des moins de 24 ans, seulement dépassé par les sept inscrits par Pelé.

Mais la jeune star a voulu donner des galons au vétéran Giroud, à qui trois minutes plus tard il laissait le quatrième but sur un plateau, le numéro 51 de la carrière du Milanais, qui égalait Henry comme meilleur buteur « bleu ».

La fête était complète et la France a déjà son match parfait, la dynamique que Deschamps réclamait pour défendre le titre mondial.