Ils présentent le livre « Le Chili, leader mondial de l’exploitation minière verte »

Des représentants du groupe de travail Green Mining, Osvaldo Urzúa, directeur du Centre d’études sur le cuivre et les mines (CESCO) et Marcela Angulo, directrice du Santiago de l’U. de Concepción, pour présenter le contenu, le résultat et les projections du livre numérique « Le Chili, leader mondial de l’exploitation minière verte ».

Ce document de 203 pages a été créé à partir de la Future Challenges Commission, et plus de 150 scientifiques, universitaires, experts, représentants de l’industrie et citoyens y ont participé, coordonnés par l’ancienne directrice exécutive de CESCO, Alejandra Wood et le directeur de CESCO, Osvaldo Urzúa .

Il contient des propositions pour que le Chili puisse profiter de l’opportunité de faire un bond vers un développement durable, porté par une exploitation minière qui, en plus d’être compétitive et sûre, est technologique, équitable, écologiquement et socialement responsable.

transition énergétique

Le président de la Future Challenges Commission a indiqué que « l’exploitation minière verte avec de faibles émissions et une gestion adéquate des résidus et aussi des déchets toxiques, la mise en œuvre de l’exploitation minière secondaire et le développement des fonderies d’hydrogène, pourraient permettre la transition énergétique mondiale, fournissant le cuivre pour tous l’électromobilité, pour avoir de l’énergie propre ».

« Par conséquent, approfondir ce qui est exposé dans ce livre, c’est aussi prendre conscience de la responsabilité éthique du Chili face au réchauffement climatique, où nous avons un avantage comparatif et une opportunité sans précédent dans notre histoire », a ajouté Chahuán.

Le sénateur Kenneth Pugh a souligné que « ce qu’un document de cette nature permet, c’est la génération d’une alliance public-privé, mais basée sur des preuves scientifiques (…) Tous ces instruments donnent beaucoup de lois, mais surtout, une vision commune, un long- terme d’accord politique, terme auquel nous invitons non seulement ce gouvernement en place mais aussi les trois prochains gouvernements »

Pour sa part, l’ancien sénateur et vice-président exécutif de la FEF, Guido Girardi, a assuré que « le Chili a le plus grand potentiel de cuivre, de lithium, d’énergie solaire et d’hydrogène de la planète et cela est important car notre humanité est aujourd’hui menacée par le réchauffement climatique ». (…) Il n’y a pas de substituts au charbon, au pétrole et au gaz naturel (…) Pour le Chili, cela pourrait être une opportunité gigantesque mais aussi une grande responsabilité d’altruisme éthique pour aider à sauver la planète (…) si nous le faisons ne le faites pas, nous perdrons cette chance ».

« Nous proposons au Gouvernement de conditionner les projets (…) Que ce soit l’État qui génère un écosystème de certitude en réalisant des études de vent, de rayonnement, d’impact environnemental, entre autres, et invite les entreprises à faire ce qu’elles ont à faire. Si l’Etat est garant et partenaire, alors les entreprises vont avoir des certitudes »

exploitation minière responsable

La coordinatrice de la table Green Mining et ancienne directrice exécutive de CESCO, Alejandra Wood, « l’exploitation minière verte représente pour le Chili l’opportunité d’être le fournisseur d’exploitation minière responsable, de cuivre vert pour le monde, donc le fournisseur privilégié. Le Chili peut non seulement exporter du cuivre, mais aussi de l’exploitation minière, car c’est ici que l’énergie propre va être produite et pour tout cela, le développement de la science, de la technologie et du capital humain va être nécessaire ».

Pour le directeur de CESCO, Osvaldo Urzúa, qui a présenté le document devant l’organe législatif, a déclaré que « ce travail identifie quels seront les facteurs fondamentaux, du point de vue institutionnel, qui sont nécessaires pour permettre la transition de l’exploitation minière actuelle à l’économie verte ». et probablement, notre pays est l’un des endroits au monde qui se trouve dans les meilleures conditions pour faire cette transition ».

La directrice du campus de Santiago de l’Université de Concepción, Marcela Angulo, a déclaré que « nous sommes convaincus qu’il est possible d’avoir une exploitation minière qui répond aux normes environnementales et sociales les plus élevées, qui est responsable de la minimisation de ses émissions de gaz à effet de serre, pour gérer l’eau de manière efficace et responsable, prendre soin de la biodiversité, réduire et recycler ses déchets avec une approche d’économie circulaire et vivre en harmonie avec les communautés, générant des impacts positifs et durables sur le développement durable des territoires où s’insère ».

cinq axes

Les experts ont travaillé de juin 2021 à juillet 2022 sur le livre. Son contenu a été divisé en 5 lignes d’action stratégiques associées aux défis fondamentaux auxquels l’exploitation minière verte au Chili doit répondre.

Ce sont la décarbonation, l’accès aux marchés et les défis technologiques ; Ressources en eau et adaptation au changement climatique ; Biodiversité pour des opérations minières durables ; Traitement du concentré, exploitation minière secondaire, recyclage et responsabilités environnementales ; et Financement de projets stratégiques et promotion de l’innovation.

La Commission Enjeux d’Avenir du Sénat, la Fondation Rencontres du Futur (FEF) et le groupe de travail Green Mining espèrent développer – fin septembre – un atelier de socialisation du livre, auquel participeront : l’Exécutif, à travers son Ministre de Mines et ministre de l’Énergie ; le Congrès national, représenté transversalement ; experts, scientifiques et universitaires de toutes les universités chiliennes. L’idée est d’unir des critères, de partager des visions et de s’accorder sur une carte de navigation pour que le Chili devienne un pionnier en la matière.