Ils ont présenté le livre « L’histoire cachée de la décennie socialiste »

Le livre « L’histoire cachée de la décennie socialiste – 2000-2010 » (Uqbar Editores), d’Ascanio Cavallo et Rocío Montes, a été présenté ce mardi, avec la présence de diverses personnalités de l’ancienne Concertación.

L’événement a eu lieu au Centre culturel Las Condes et a comporté une présentation de l’ancienne ministre Carolina Tohá et de l’historienne Sol Serrano.

Montes a une expérience d’écriture dans les journaux El Mercurio, La Tercera, El País et Diario Financiero et en tant que co-animateur du podcast El Café Diario ; et Ascanio Cavallo, en tant que chroniqueur pour le journal La Tercera et panéliste pour les stations de radio Duna et T13, entre autres.

Interventions

L’ouvrage couvre la première décennie du XXIe siècle, lorsque deux présidents socialistes ont gouverné le Chili pour la première fois de son histoire. Il est le fruit de sept ans de travail avec 210 entretiens, tous confidentiels et presque tous enregistrés. Le premier d’entre eux s’est tenu le 26 janvier 2015, et le dernier, le 8 juillet 2022.

Pour les auteurs, la « décennie socialiste » est aussi le produit de trois facteurs clés : l’arrestation de l’ancien dictateur Augusto Pinochet à Londres en 1998, la querelle au sein de la Coalition entre « autoflagellation » et « auto-indulgence », ainsi que comme la campagne de Joaquín Lavín, qui a imposé un second tour pour la première fois depuis le retour de la démocratie.

De même, l’ouvrage est une continuation du livre « L’histoire cachée de la transition », d’Ascanio Cavallo, qui s’achève lorsque Pinochet quitte le commandement de l’armée.

Le livre se termine par une rencontre entre Bachelet et ses plus proches collaborateurs dans la périphérie de Santiago, après la passation de pouvoir au président Sebastián Piñera, avec l’ancien ministre Francisco Vidal contrarié d’avoir passé le commandement à un gouvernement de droite, tandis que d’autres célébraient, en le centre du pays a plongé dans l’étrange climat après le tremblement de terre de 2010.

Examen

Lagos et Bachelet « ont été élus sur les épaules de la Concertación, la seule coalition de partis qui a réussi à conserver le pouvoir dans quatre gouvernements successifs, ce qui donne lieu à la considérer comme la plus réussie du Chili moderne », indique la revue.

« Les deux dirigeants, Ricardo Lagos, le premier socialiste après Allende, et Michelle Bachelet, la première femme présidente, avaient des styles et des visions très différents, et les défis auxquels ils étaient confrontés étaient également différents. C’est l’histoire des dix années où ils ont occupé La Moneda, des circonstances qui les entouraient et des résultats qu’ils ont eus ».

À la fin de ces années, la Concertación s’est éteinte à jamais, bien que Lagos et Bachelet aient continué à être des figures de proue de la politique chilienne, comme beaucoup des protagonistes de ces pages.

Interventions

À l’occasion, Serrano a fait un exposé historiographique de la période examinée, tandis que Tohá a fait une intervention plus politique, où il a souligné les jalons de la période examinée, tels que les réformes constitutionnelles de 2005 et la mise en œuvre de Transantiago (2007).

En outre, Tohá a lancé une invitation aux responsables du gouvernement actuel, dans le sens de « prendre acte » des leçons desdits événements, et a souligné les difficultés dans l’exercice du gouvernement.

Parmi les participants figuraient les anciens ministres Francisco Vidal, Sergio Bitar, Carlos Ominami et Isidro Solís, l’ancien contrôleur Ramiro Mendoza, le député Pepe Auth, l’ancien directeur des communications Eugenio Tironi, l’ancien conventionnel Agustín Squella et même l’ancien ministre Gonzalo Blumel. Des journalistes tels que Carolina Urrejola et Matilde Burgos étaient également présents, ainsi que le politologue Axel Callís.

Le livre est en vente chez site de l’éditeur et à Buscalibre. De même, il sera bientôt dans les principales librairies du pays.