«Blanquita»: le film inspiré de l’Affaire Spiniak est récompensé du meilleur scénario à Venise

Le cinéaste chilien Fernando Guzzoni a remporté aujourd’hui le prix du meilleur scénario dans la section « Horizons » de la 79e Mostra de Venise pour son film « Blanquita », inspiré de l’affaire Spiniak.

Dans cette section, la deuxième plus importante de la Mostra et dédiée à la nouvelle avant-garde, l’Argentine Laura Citarella a également concouru avec « Trenque Lauquen » ; l’Espagnol Juan Diego Botto avec « On the margins » et le Mexicain Carlos Eichelmann Kaiser avec « Red Shoes », bien qu’ils n’aient pas remporté de prix.

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Le réalisateur Fernando Guzzoni a défini le film comme « un thriller politique qui réfléchit sur l’impunité et l’injustice structurelle de nos sociétés ». Photo : EFE

Guzzoni a assuré lors d’une conférence de presse après la cérémonie de remise des prix que son film parle de « la violence structurelle du système et de la façon dont nos sociétés construisent des sujets de première et de seconde classe ».

« Blanquita » (Laura López) est une adolescente qui vit dans une famille d’accueil et qui finit par être le témoin clé d’un scandale de maltraitance d’enfants entre hommes puissants, même si la vérité devient floue au fur et à mesure que l’enquête progresse.

« Ce film est inspiré d’un événement réel, un scandale sexuel et politique très controversé. J’ai fait une longue enquête d’un an et demi avec des documents officiels, interrogeant des témoins et des procureurs, et j’ai trouvé de nombreux angles et perspectives de l’affaire. » rappelle le réalisateur.

Tout pour reconstruire la lutte du protagoniste « pour la dignité et la justice ».

D’autre part, la présidente du jury, l’Espagnole Isabel Coixet, a annoncé que le meilleur film était « World War III », réalisé par l’Iranien Houman Seyedi, et le film a également remporté le prix du meilleur acteur, pour Mohsen Tanabandeh.

La meilleure actrice a été l’italienne Vera Gemma pour « Vera », un film pour lequel ses réalisateurs, Tizza Covi et Rainer Frimmel ont remporté la meilleure réalisation.

Le Prix Spécial du Jury est allé à «  »Bread and Salt », du réalisateur polonais Damian Kocur et le meilleur court métrage est allé au Mongol Lkhagvadulam Purev-Ochir pour « Snow in September ».

Dans la catégorie « Extra Horizons », dans laquelle Eichelmann Kaiser concourait avec son premier long métrage « Red Shoes », le prix du public est finalement allé à « Nezouh », sur la guerre en Syrie du réalisateur Soudade Kaadan.

Dans la section Réalité Virtuelle, le Grand Prix du Jury a été remporté par le film « De la place principale » du Brésilien Pedro Harres, qui a estimé qu’à l’avenir cette technologie ne supplantera pas le cinéma mais « sera une autre branche » de cet art qui « se développe ».

Harres, qui vit quotidiennement en Allemagne, a affirmé lors d’une conférence de presse que dans ce pays européen, il jouissait d’une plus grande « paix » que dans son Brésil natal, mais a prédit qu’après les prochaines élections générales du 2 octobre, « les choses changeront » si le président Jair Bolsonaro « respecte les résultats ».