Biden et AMLO se rencontrent au Mexique pour discuter de la crise de l’immigration et du fentanyl

Le président des États-Unis, Joe Bidenrencontrera ce lundi son homologue mexicain, Andrés Manuel Lopez Obradorpour évoquer l’incessante migration clandestine et le trafic de fentanyl, deux crises sans issue à court terme.

« Nos problèmes à la frontière ne se sont pas posés du jour au lendemain. Et ils ne seront pas résolus du jour au lendemain », a admis Biden sur Twitter après avoir été reçu par López Obrador dimanche soir (01.08.2023).

Le président a souligné que son gouvernement utilise les outils disponibles pour « limiter la migration illégale » et « étendre la légalité », mais a souligné que pour réparer ce système « cassé », le Congrès américain « doit agir ».

Biden Oui AMLO (comme le président hôte est connu par ses initiales) se réuniront lundi après-midi au palais présidentiel de Mexico, un jour avant la tenue du Sommet nord-américain avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Au centre se trouvera la migration des sans-papiers vers les États-Unis, un problème continental et une pomme de terre brûlante pour Biden, reflétée par 2,3 millions d’arrestations et d’expulsions de migrants au cours de l’exercice 2022, cinq fois plus qu’en 2020.

« Que (Biden) pose sa main sur son cœur (…), il y a beaucoup d’enfants qui les séparent de leurs familles », a pleuré dimanche le Vénézuélien à Ciudad Juárez José David Melendez25 ans, évincé juste au moment où le président se rendait à El Paso, au Texas.

Biden a fait une escale dans cette ville avant de s’envoler pour le Mexique pour sa première visite officielle, dans le but d’apaiser les critiques pour ne pas avoir visité la frontière troublée de 3 100 km en deux ans de mandat.

Les restrictions à l’immigration font que des milliers de personnes restent bloquées au Mexique, notamment en raison du titre 42, une mesure anti-covid qui autorise l’expulsion expresse des immigrants sans papiers.

Biden est arrivé au Mexique avec un programme de migration limité pour Cuba, Haïti, le Nicaragua et le Venezuela – plongés dans une crise profonde -, qui admettra 30 000 personnes par mois pendant deux ans.

Des organisations telles que l’International Rescue Committee préviennent que des mesures partielles « ne feront que pousser les demandeurs d’asile dans des situations dangereuses », comme les enlèvements par des trafiquants d’êtres humains.