Bachelet reçoit la femme de Julian Assange et ses avocats

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a rencontré Stella Assange, l’épouse de Julian Assange, et ses avocats, pour discuter de la situation actuelle du journaliste, révélée par la campagne N’extradez pas Assange.

La réunion s’est déroulée au siège du Haut-Commissariat, où Bachelet a été informée des « violations des droits de l’homme commises contre le fondateur de WiliLeaks et des implications pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à la vérité », selon un communiqué.

Cela fait partie de l’ordre d’extradition du journaliste vers les États-Unis, accusé d’espionnage, qui a été signé par le ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel.

Les États-Unis lui demandent de le poursuivre pour 18 crimes d’espionnage et d’intrusion informatique pour les révélations de son portail Wikileaks qui, selon son équipe juridique, peut entraîner jusqu’à 175 ans de prison dans ce pays.

La rencontre a duré plus d’une heure, au cours de laquelle les avocats d’Assange ont informé Bachelet de la situation de l’activiste et des deux recours pendants devant la Haute Cour britannique.

Les avocats ont indiqué que l’affaire est « une agression contre la liberté de la presse au niveau mondial et contre le droit d’accès à l’information ».

En outre, ils ont expliqué comment l’affaire « viole le principe de proportionnalité », puisqu’Assange risque une peine de prison potentielle dans ce pays de 175 ans, qui est une peine à perpétuité « simplement pour avoir publié des informations liées à des crimes internationaux, qui sont des crimes pour lesquels la communauté internationale a l’obligation de poursuivre », ont-ils souligné.

En revanche, Stella Assange, l’épouse du journaliste, a pointé « l’état de santé fragile » que traverse son mari et fait allusion à des rapports médicaux qui confirment « le risque qu’Assange meure en prison, et que l’extradition puisse le conduire se suicider. » « .

Pour sa part, à l’issue de la rencontre, la Haut-Commissaire a jugé qu’il s’agissait d’un « échange très productif ».